J'ai l'impression de toujours les avoir connus. Bien Avant que les autres salles de la ville nouvelle ne fonctionnent à plein régime, les studios de l'usine offraient une fois pas mois et ce depuis presque 20 ans, une programmation de qualité et des découvertes en veux-tu en voilà.
Des groupes tels que Roadrunner, No Return, Tété, Punish Yourself, Guns of Brixton, Enhancer, Sherkan, Flying Pooh, Shane Cough, Jeff Dahl, Nozem, Les fils de Teuphu, Mlle K, Bitch Slappers, Chépa, Petit Vodo, Drive Blind, Infected Pussy, etc. ont joués dans cette petite salle (ce que je préfère à une grande propre), ce qu'il leur a permis (souvent) de faire leurs premières armes.
Beaucoup de monde présents en cette dernière soirée ou la nostalgie et la tristesse n'étaient pas de mise.
Trois groupes au programme et une volonté commune à tous les spectateurs, que la fermeture des studios de l'usine ne soit qu'une parenthèse et qu'un nouveau lieu de musique soit trouvé dans les plus brefs délais, afin que tous les groupes qui répètent en ce lieu aient un point de chute, et que vive les studios de l'usine. A l'heure où j'écris ces lignes, ce n’est pas gagné.
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Mais revenons à cette soirée du 1er Juin 2007. Avec un peu de retard, The Mantis monte sur scène.
Un guitariste chanteur (Santi the mantis) et un batteur (Emi the mantis) nous assène un rock garage psyché, nous faisant penser immédiatement aux whites stripes; un set efficace pour ce jeune duo dont la fureur n'a d'égale que le dandysme. Ce sera en effet le point commun de ce concert ou les trois formations rivaliseront d'ingéniosité dans leurs présentations scéniques. The mantis, malgré sa formule réduite au minimum, captive son auditoire avec ses morceaux très efficaces.
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Après une petite pause, où le seul sujet de conversation est la fermeture du lieu, Apoplexie nous surprend d'entrée par leurs tenues vestimentaires, puis nous surprend immédiatement par leur musique. Jérôme, Charles et David nous proposent un son pop/rock/électro un rien décalé mais terriblement efficace. Un jeu de scène sans retenue où le culot l'emporte sur l'expérience. Plus de batterie mais un trio basse / clavier / guitare qui emporte tout sur son passage; Une reprise bien sentie de Plastic Bertrand et ça plane pour moi et pour la salle entière qui ne boude pas son plaisir. Il est temps de s'aérer à nouveau car la température est montée d'un seul coup. On frise l'apoplexie...
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Retour dans la fournaise ou masculin et féminin se mélange sur scène. Human Toys attire d'emblée la curiosité, par son aspect scénique, ses projections de vidéo, sa guitariste (unique instrument) et sa chanteuse machiniste et projectionniste. Un savant mélange de punk et d'électronique, un chant puissant et une guitare agressive ravissent les spectateurs. Mais que regarder ? La chanteuse expressive, tatouée et décolletée ? Les films en arrière plan ? Ou tout simplement savourer le tout ?
On sent une certaine expérience et une certaine maturité chez ces deux femmes fatales.
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La soirée se termine malgré tout, et il est très dur de penser que les sons les plus variés ne vont plus hanter ces lieux.
Il est plus que temps de signer la pétition qui circule et croire que la culture n'est pas devenue un vain mot en ces temps de starisation effréné. Les studios de l'usine sont morts, Vive les Studios de l'usine.
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>> Pour prendre connaissance de la lettre de la maire d'Eragny, Dominique Gillot.
>> Le communiqué du Combo 95, réseau des musiques actuelles du Val-d'Oise manifeste son soutien dans un communiqué.