Accueil

Agenda des concerts | Adresses | Chroniques | Interviews | Photos


Les Caméléons (27 novembre 2004 - Vauréal)
VAUREAL: LE CHOC CAMELEONS / BIG MAMA
Deux valeurs sûres du ska français se sont données rendez-vous au Forum à Vauréal le 27 novembre, pour une soirée pleine d’énergie et de convivialité.
L’association Totoutard était sur les lieux pour rencontrer les groupes quelques heures avant le concert.

"Notre but, c’est de mettre le feu dans la salle"
Vincent guitariste qui fait la tournée malgré une jambe dans le plâtre et Mickaël dernière recrue du groupe, au trombone ont répondu à nos questions.

Bonjour, les Caméléons
Bonjour.

Imaginez-vous qu’un tourneur de renom (avec qui vous êtes en négociation) vous demande de présenter la formation ?

(D’un air sérieux) Nous sommes les Caméléons, groupe de ska rock latino, nous venons de Nantes. Le groupe s’est formé en 91 à partir de 5 musiciens autodidactes jouant un répertoire punk. Aujourd’hui, nous sommes encore 4 musiciens du groupe d’origine. Au total, nous sommes 8 sur scène avec trois cuivres (2 trombones et une trompette) et sur nos concerts, nous partons avec trois techniciens.

D’où est venu l’envie de créer ce groupe ?
Les caméléons, c’est une histoire de hasard et de rencontres, on avait envie de vivre une expérience humaine, pour certains d’entre-nous de sortir de la Vendée.
Ce sont des groupes comme les Chérifs, La Mano Negra, les Satellites, les Wampas, en fait, c’est la scène alternative de la fin des années 80 qui nous a donné envie de jouer.
On a fait beaucoup de répèts et en 93 on a fait notre premier live (concert). En 1995 le groupe s’est enrichi passant de 5 à 7 membres et nous nous sommes entourés d’un manager. C’est aussi l’année de notre premier CD "Viva la fiesta".

Le nom Caméléons ?
Pas pour la came comme on nous le dit souvent ! Caméléons parce qu’au début on changeait de nom toutes les semaines. C’était même drôle, les gens étaient parfois surpris de nous voir en concert car ils venaient de nous voir quelques jours avant mais sous un autre nom de groupe "Mais ce sont les mêmes que la dernière fois ! !". C’était une feinte pour amener du monde (rire)…Mais ce nom de Caméléons reflète aussi bien notre style fait de plein d’influences.

Vous avez un slogan ?
En concert en tout cas, c’est tout à fond ! On fout le bordel dans la salle ! ! Et comme notre public en concert, ce sont des 15/25 ans ça marche vraiment bien, c’est la folie ! !

Où est-ce que vous jouez ?
Un peu partout en France, nous sommes avant tout un groupe de scène. On joue aussi à l’étranger en Allemagne où ils sont supers d’ailleurs, en Belgique, en Suisse, en Espagne… Nous qui parlons espagnol dans nos chansons, ils doivent se foutre de notre accent !

Pourquoi parlez-vous en espagnol dans vos chansons ?
C’est venu un peu comme ça, on aime transmettre de la convivialité, l’espagnol est une langue chaude, plus festive et elle se marie très bien avec nos airs un peu latino.

Aujourd’hui on peut faire un petit point sur le groupe ?
Oui, jusqu’en 2000 nous étions amateurs, on avait tous des boulots à côté. Depuis nous sommes passés pros donc intermittents. On peut dire maintenant que l’on fait du ska mais qui découle du punk. Sur nos CD les trois premiers ont été autoproduits, notre label était jusqu’à maintenant Small axe mais il vient de s’arrêter. La semaine prochaine aussi nous enregistrons un DVD live à Saint-Nazaire.

Une réaction sur l’arrêt de votre distributeur, Small axe ?
C’est le résultat du problème des grosses majors et du gravage. Je m’inquiète aussi d’Internet qui permet d’un côté de nous faire connaître plus facilement mais qui fait perdre beaucoup de ventes. Même si nous, on vit de la scène. La vente de CD pour nous c’est quasi dérisoire, un album c’est presque plus un souvenir pour nous. Mais à cela vient s’ajouter les réformes du gouvernement qui procèdent à un écumage des intermittents par le bas. Ça fait beaucoup, le tout cumulé ! Il faut faire 43 concerts en 10 mois et quand tu sais qu’il y a des mois morts comme septembre, décembre, janvier. C’est de plus en plus dur même quand tu tournes depuis 10 ans… Ça craint pour les petits groupes qui se montent.

Comment se porte le ska en France ?
Il a connu une ascension phénoménale ces dernières années aujourd’hui il redescend, la tendance actuelle étant vers le métal.

Vos meilleurs souvenirs sur scène ?
Un festival où on a joué avec les Skatalites, Les Marcels et Percubaba et il y a eu aussi les Vieilles Charrues.


Site Internet : legroupelescameleons.free.fr

Remerciements : Audrey, l’équipe de Vauréal et les Caméléons.

© Antoine, Thomas 27/11/04