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Furia Sound festival (base de loisirs de Cergy-Pontoise) 23-24-25 juin 2006 / Jour 2

 

The Elements

Oscillant entre ska, rocksteady et reggae, The Elements accueille le public pour le début de cette deuxième journée et la bonne humeur que dégage ce groupe val d'oisien attire les furieux. Il faut dire que les groupes locaux motivent. Prenant le train en marche, nombreux sont ceux qui restent et dansent en cadence. Sur la scène chapiteau Guarapita dans l'esprit des plus grands (ludwig, Bérus et la mano réunis) en étonnent plus d'un avec son ska Oï engagé et bourré d'énergie; première montée d'adrénaline de la journée.

Guarapita

     
Syd Matters
Retour au calme avec Syd Matters et sa pop teintée de folk qui nous emporte avec la voix aérienne de Jonathan Morali. Les mélodies sont belles et le show bien en place; Que du bonheur! Retour sur la grande scène où trois jeunes frangins, forts d'un premier album de bonne facture et d'une grande expérience du live, Kill The Young est la révélation 2006 de la scène pop rock anglaise; Sans complexe, ils enchaînent les titres de leur album et Furia leur réserve un accueil à la hauteur de leur jeune talent.
Kill the young
     
Baxter Dury
Dans la famille Dury je voudrais le fils, j'ai nommé Baxter Dury qui nous propose sa vision légèrement acidifiée et anémique d'un rock spatial; Bon concert qui aura même un bis, puisqu'il remplacera au pied levé la non venue de pete.D (sans commentaire). Il est venu le temps de Venus qui dans une tenue ravissante va séduire dans tous les sens du terme le public venu nombreux. Scénographie impeccable, mélodies irrésistibles, la Belgique a un secret bien gardé et le don pour produire des groupes à la qualité irréprochable; redescendons sur terre.
Venus
     
Yann Tiersen
Il était déjà passé par Furia en 1999, il revient par la grande porte ; Yann Tiersen avec ses Mélodies douces et travaillées, reste associé à la BO du film Amélie Poulain. Pourtant la magie opère pour ce multi instrumentiste et son génie aux multiples facettes ne laisse pas indifférent une foule énorme qui ne veut pour rien au monde rater la prestation de ce mélodiste talentueux. Un petit demi-tour pour découvrir White Rose Movement et son disco rock'n'roll electro déjanté; une découverte agréable.
White Rose Movement
     
Arthur H
Adieu tristesse, voici l'homme qui me fascine, le troubadour des temps modernes, le magicien qui fait oublier les heures, l'artiste aux milles facettes, qui m'enchante, me séduit, m'envoûte et me transporte ; En un mot je suis fan. Arthur H est là et ses multiples miroirs nous renvoient une image bizarre de nous mêmes; mais qu'importe la magie opère et nous transforme. Son univers burlesque et surréaliste, sa voix rocailleuse et grave, ses musiciens exceptionnels; tout est là; Rien à ajouter, chapeau Monsieur H.

Arthur H

     
Messer Chups
Et puis comme dans un rêve éveillé, on découvre sous la scène-chapiteau Messer Chups, duo russe qui a littéralement scotché tous les furieux mâles du festival. Des jambes à n'en plus finir, une tenue qui ne laisse rien au hasard et une basse qui justifie sa présence pars des slaps délicats. Ce groupe c'est principalement une bassiste qui slapette et accessoirement un guitariste talentueux que tout le monde entend mais que personne ne regarde vraiment. Et la musique dans tout ça ? Un rockabilly russe teinté de spotnicks et de shadows tout à fait intéressante. Succès assuré et garanti.
Messer Chups
   
Mouss et Hakim

Tant pis pour les têtes raides, mais avec les jambes lourdes, une énième traversée du parc pour aller se refaire une santé avec Mouss et Hakim que l'on présente plus; Show brûlant et cosmopolite à l'image de leur ancien groupe, les hymnes des toulousains font mouche et réveillent les muscles endoloris. Zebda est présent et cela se sent... Que du bonheur ! Un petit tour avec Fishbone et Angelo Moore qui fidèle a son habitude se bat avec son teremine puis décide de s'en débarrasser pour nous délivrer un set dont il a le secret. Rien à redire, que du grand art. Une dernière virée pour entrapercevoir les Guerilla Poubelle qui sautent, dessinent sautent et ressautent et redessinent et parlent et sautent et jouent quand ils ne perdent pas leur pantalon. Clôture de cette journée dans la bonne humeur.

Fishbone
 
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© Henri Séguin - mai 2007