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Totoutard : Comment tout à commencé ?
Roufi : Au
tout départ, on s'appelait " Les Fils de Krao ", c'était il y a presque
10 ans ! On jouait dans les bars, là où on pouvait.
T- D'où venez-vous
et quel à été votre parcours instrumental individuel
?
Bruno : On vient tous du coin, de la banlieue
parisienne. Côté instrument, c'est dur à dire ? ! Il y a de tout, certains
même viennent du conservatoire, et d'autres dans le groupe sont aussi
DJ (surtout Clark). Alors quand on voyage, on se passe les cassettes
des uns des autres dans le camion.
T- Vos
influences musicales ?
Roufi : Là c'est pareil, il y a de tout. Un qui était carrément plus
rock, d'autres reggae… Mais globalement on s'est tous retrouvés sur
le funk et le reggae.
T- Vous
reprenez même la Pavane de Ravel dans "Funky Stuff in a reggae style"
C'est pour montrer qu'on est cultivés !
T- Côté
composition et textes, vous suivez une démarche particulière ?
Roufi : Déjà à la base notre musique est quand même plutôt instrumentale.
Les voix, c'est plus comme des riffs et ça vient de tout le monde. Après
ça y a deux ou trois chansons à texte comme "Va ranger ta chambre" où
il suffit que Tafani s'inspire du réel ! Quand on voit le bordel autour
de lui…
T- Il
vous arrive de partir dans des délires improvisés sur scène ?
Bruno : On laisse de la place à l'impro mais toujours en gardant des
repères, des signes pré-établis.
T- La
formation de fanfare funk s'est développée ces dernières années (Qui
sème le vent, Tarace Boulba). Vous pensez être parmi les
précurseurs ?
Roufi : C'est difficile à dire, mais c'est vrai que Qui sème le vent,
c'est une fanfare qui tourne depuis trois, quatre ans seulement. Quand
on a monté les Fils de Krao il y a dix ans, on n'en connaissait pas
beaucoup d'autres.
T- Le
28 mars 2000, vous avez fait la première partie de Macéo Parker au Grand
Théâtre de la Mutualité. Comment est-ce arrivé ?
Bruno : C'est James Brown qui lui a parlé de nous ! (rires)
Roufi : En fait on avait déjà fait sa première partie à Bordeaux, dans
une salle où on nous aime bien, ce qui fait qu'ils nous ont programmés,
alors que la tournée n'acceptait pas de première partie à la base.
Bruno : Sinon, on a aussi fait la première partie de Bootsy Collins
au Bataclan.
T- Et
une première partie qui vous intéresserait particulièrement ?
Roufi : James !
T- Votre
dernier album "Funky Stuff in a reggae style" semble plus sérieux, est-ce
un changement de direction ?
Roufi : On reprend des morceaux qu'on aime bien, et c'est vrai que c'est
un peu plus sérieux, mais on avait une grosse vanne prévue dans une
vieille chanson disco qui s'appelle "Music on light" pour laquelle on
a pas eu les droits !
T- Vous
avez fait le Montréal Jazz Festival en 1996, et vous le ferez cet été.
Vous avez souvent joué à l'étranger ?
Roufi : On a joué à la Nouvelle Orléans, au Canada, au Nigeria, en Egypte…
Bruno : Madagascar, Koweït…
T- Et
la distribution des CD s'étend un peu à l'étranger ?
Bruno : Ca se vend à peu près bien entre Paris et… euh ?
Roufi : Mais même en France, c'est pas évident, comme on est autoproduits,
ça m'est arrivé d'appeler toutes les Fnac pour savoir si ils avaient
bien tous les disques. Alors y'en a qui suivent et y'en a d'autres qui
remplissent pas les bacs correctement et régulièrement.
T- Sur
la liste des concerts, on ne voit que trois dates par mois, ça paraît
peu !
Roufi : Il y a beaucoup de dates qui se rajoutent, vu que la liste est
du mois de décembre.
T- Et
cela va vous laisser le temps de nous préparer un nouvel album ?
Bruno : Euh… y'faudrait !
Roufi : on est censés faire un album à la rentrée 2002.
T- Et
vous avez des projets individuels en parallèle ?
On fait tous plein de choses à côté, pas forcément en rapport avec la
musique d'ailleurs. Clark a enregistré les deux derniers albums, Roufi
s'occupe de tout ce qui est image, affiche… Et il y aussi ceux qui sont
papa ! Quatre papas dans le groupe alors c'est aussi du temps à la maison.
T- Sur
votre site Internet, vous consacrez une page entière à une étude sur
les ronds points ? !
Bruno : Quand tu te balades en France, tu tombes sur des ronds points
hallucinants !
Roufi : J'avais fait une bonne pellicule de ronds points avec des trucs
terribles, et j'ai paumé le jetable…
Bruno : Mais il y en a des fantastiques !
T- Un
petit truc à rajouter ?
On a de beaux projets, on retourne à la Nouvelle Orléans, et en Afrique
du sud. C'est l'avantage de la fanfare, c'est que c'est vachement facile
à transporter ! Comme ça on fait briller la France à l'étranger !
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