Agenda : EXPOSITIONS en Val-d'Oise

Jusqu'au 30 aout : FICTIONS #3

Fictions#3Par l'artiste camerounais Bili Bidjocka.
Les oeuvres de Bili Bidjocka – tableaux, sculptures, installations – fonctionnent comme autant d’énigmes à déchiffrer, selon les principes d’apparition-disparition et de visible invisible
propres à son travail. Dans la grange, lumière et obscurité révèlent l’ossature du bâtiment et ont apparaître des silhouettes fantomatiques, évocatrices d’une présence féminine. Dans le décor gothique de la salle des religieuses, un rideau de perles géant s’inspire de la rencontre fictive entre Soundiata Keita, empereur du Mali, et Saint Louis, roi de France et fils de Blanche de Castille (fondatrice de l’abbaye de Maubuisson au 13e siècle). L’épopée de cet événement imaginaire donne également lieu dans le parc à la création d’un jeu d’échecs figeant une partie inachevée entre les deux souverains. L’espace de l’antichambre et des anciennes latrines convoque en une installation saisissante les symboles du pouvoir et de la catastrophe. Dans la salle du parloir, l’artiste rejoue la Cène, sous la forme d’une installation vidéo.

En semaine, sauf le mardi, de 13h à 18h. Le week-end et les jours fériés (sauf les 01/05 et 25/12) de 14h à 18h
Abbaye de Maubuisson, avenue Richard de Tour, Saint-Ouen-l'Aumône - 01 34 64 36 10 - Tarif : 3,80 € / 3 € (groupes, +60 ans) / 2,20 € (groupe +60ans) / 0 € (-25 ans, Passe Culture)

Jusqu'au 6 septembre : EDDA MAILLET [peinture, dessin, gravure]

Edda MailletEdda Maillet se souvient du parfum d'essence de térébenthine qui se répandait dans l'appartement familial de Milan quand son père, ou elle-même toute jeune, posait pour sa cousine Léonor Fini ou encore quand Giorgio de Chirico les rejoignait.
En 1932, sa famille s'installe à Paris. Edda Maillet  découvre alors dans les galeries parisiennes, les Fauves et surtout les Cubistes qui vont marquer son esthétique.Elle s'inscrit dans la filiation de la seconde Ecole de Paris évoluant vers une forme subtile de post-cubisme où transparaît son intérêt pour des artistes comme Henri Laurens, Georges Braque
ou Ossip Zadkine dont elle fréquenta l'atelier de la rue d'Assas. Elève de Louis Peronne, elle fut proche de Roger Chastel et de Jean Signovert.
Artiste, enseignante, collectionneur et commissaire de nombreuses expositions, elle prend progressivement la direction des musées de Pontoise à partir de la Donation Freundlich en 1968 qu'elle installera avec la collaboration du grand galeriste, René Drouin.
Elle s'implique, dès lors, dans le devenir du musée et des deux associations qui lui sont liées, Les Amis d'Otto Freundlich et Les Amis de Camille Pissarro, jusqu'en 1989, en étant notamment à l'origine de la création du musée Pissarro.
Premier Délégué général du FRAC Ile de France à sa création en 1982, elle est à l'origine de la réflexion qui conduira le Département du Val-d'Oise à l'acquisition du Château d'Auvers-sur-Oise, conseillant, dans le même temps, le conseil général pour l'acquisitions d'oeuvres (Monet, Caillebotte...).

du mercredi au dimanche (sauf jours fériés) : 10 h -12 h 30 et 13 h 30-18 h
Musée Tavet-Delacour, 4 rue Lemercier, Pontoise - 01 30 38 02 40 - Tarif : 4 € / 2 € / 0 € (-12 ans et les groupes scolaires (sur rendez-vous)

Jusqu'au 19 septembre : CHASSEURS DE L’INVISIBLE [photographies]

Dany Leriche et Jean-Michel FickingerDany LERICHE  &  Jean Michel FICKINGER
Depuis deux décennies, Dany Leriche et Jean Michel Fickinger nous conduisent à une relecture de l’image de la femme dans l’histoire de l’art occidental. À travers des photographies monumentales, ils remettent en perspective les mythes fondateurs et les constructions culturelles : l’idéal féminin, la beauté, la nudité, la mort, la condition féminine, le sacré, la maternité... des tableaux recomposés en studio, qui nous proposent une autre architecture des signes, nous donnant ainsi matière à reconsidérer nos conduites et les obsessions qui les accompagnent.
C’est avec cette même volonté de mettre à jour les signes, que leurs derniers travaux les ont conduit à nous donner trois importantes séries de portraits soustraits, cette fois, au présent.
Une série vient du Brésil où la société s’est façonnée d’un mélange complexe de plusieurs racines qui produit de nombreux rituels, qui font partie intégrante de l’équilibre et de la cohésion sociale..
Les deux autres séries viennent du Mali où Dany Leriche et Jean Michel Fickinger ont effectué plusieurs séjours. Ils se sont plus particulièrement attachés aux figures des femmes, des mères avec leurs enfants qui, malgré des conditions difficiles, liées par la tradition, donnent à voir la beauté.
Enfin, les chasseurs de l’invisible, ceux qui détiennent la magie, ceux qui touchent le passé, ceux qui savent, ceux qui voient... d’incroyables personnages qui marchent sur le temps.
Ces trois séries, qui n’ont pas vocation de documentaire ou d’approche ethnographique se rapprochent d’un glissement vers ce qu’on pourrait nommer un “supplément d’intériorité”. Les techniques apportées par la photographie digitale permettent d¹approcher encore un peu plus la part dérobée des images, celle-là même que d’autres appellent l’âme.

Inauguration samedi 19 juin
du mercredi au dimanche de 10h à 12h30 / 13h30 à 18h
Musée Tavet-Delacour, 4 rue Lemercier, Pontoise - 01 30 38 02 40 - Tarif : 5 € / 3 € / 0 € (-12 ans, scolaires)

Du 30 septembre au 23 octobre : JHANO

JHANOA la croisée des mots et de l’image, Jhano prend en 2009 le parti de s’attaquer au son et de rendre ainsi hommage aux groupes qui influencent son univers et alimentent sa création. Aujourd’hui et depuis sa première exposition sur ce thème, il ne cesse de chercher à transcender la musique par ses créations. Trouver l’identité sonore du trait est son graal.
Sa production s’affirme encore dans cette voie. Il absorbe les tonalités et en répercute la couleur sur ses toiles. Ses dessins résonnent. Ils éclatent et reflètent ses sensations, tel un riff acéré sur un ampli à lampe à la disto bien timbrée.
Dans sa jeunesse, Jhano découvre en même temps que la puberté Pantera et AC/DC, qui restent ses premières références. Puis, il rencontre les textes de Lofofora et de l’Esprit du Clan, déclencheurs de sa création sur le thème musical; sincérité de la démarche et sensibilité brute seront leurs points communs.
Antérieurement, il fait la connaissance des membres de Bukowski, avant même leur formation définitive et c’est d’ailleurs grâce à eux qu’il reprendra un micro. En effet, Jhano n’est pas qu’un peintre et un plasticien. La musique coule dans ses veines sur la scène et sur la toile. Créer et exposer de nouvelles oeuvres à Vauréal, associer à cette exposition les Bukowski, c’est le plaisir de réunir les sensibilités, de créer un écho, une reverb. Le spectacle dépasse la scène par une conjonction de talents. La litanie du trait se peint à grands coups de médiator sur une 6 cordes. C’est tenter la persistance rétinienne en musique…

Vernissage le jeudi 30 sept : concert de Bukowski et performance de Jhano (19h, entrée libre)
Le Forum
, boulevard de l'Oise, Vauréal - 01 34 30 99 50 - Entrée libre

du 10 novembre 2010 au 14 mars 2011 : VARIABLES

exposition monographique vidéo-photo-installation
VariablesDepuis les années 1980, Marcel Dinahet réalise des vidéos étroitement liées à l'élément aquatique. Il s’intéresse particulièrement au littoral, aux cours d'eau et aux zones portuaires, en laissant sa caméra flotter au gré des courants. De ses déplacements ou de ses plongées en Bretagne, en Écosse, à Chypre ou en Russie résultent de courts plans séquences qui témoignent d'un abandon à l’inconnu et de son goût pour l’improvisation. Ses vidéos réalisées comme des performances, parfois quasi chorégraphiques, sont éloignées de toute préoccupation documentaire ou narrative. Grâce à une immersion totale, elles attirent notre attention sur les limites entre les éléments physiques qui composent un paysage et mettent à jour la relation de l'homme à son environnement.
Son exposition sera composée de vidéos réalisées dans l'abbaye elle-même, dans ses espaces souterrains et dans ses environs immédiats. Marcel Dinahet est notamment parti à la recherche des sources de Maubuisson, révélant ainsi la présence passée de la mer à l'emplacement actuel de l'urbain. L'artiste accorde également une place de plus en plus importante à l'autre en réalisant des portraits filmés d'habitants de Saint-Ouenl'Aumône et de riverains de l'Oise.

vernissage public dimanche 14 novembre à 15h
En semaine, sauf le mardi, de 13h à 18h. Le week-end et les jours fériés (sauf les 01/05 et 25/12) de 14h à 18h
Abbaye de Maubuisson, avenue Richard de Tour, Saint-Ouen-l'Aumône - 01 34 64 36 10 - Tarif : 3,80 € / 3 € (groupes, +60 ans) / 2,20 € (groupe +60ans) / 0 € (-25 ans, Passe Culture)